Le point de fuite

La charente
La campagne

Le papier, la toile est un plan deux dimensions. On peut choisir de tout mettre au premier plan, tout dépend de ce que l’on a dire. 

Le paysage impose la perspective

C’est l’œil qui voit les profondeurs. Il y a des règles académiques que je ne développerai pas, ça n’a jamais été les règles qui m’ont apprises quoi que ce soit mais l’œil, la main et la pratique.

Comment dire que c’est loin ? Plus c’est loin, plus c’est petit. Ce qui est proche de nous est à taille réel, c’est l’échelle. 

La proportion

Grâce au trait et au mouvement, fendre la feuille et construire l’architecture du paysage qu’on  observe. Je défie la réalité en jouant avec les perceptions. 

La règle c’est que tout est courbe, une droite c’est ce qui lie deux point mais l’espace est courbe.

Avant de placer les détails qui semble figé au premier plan, je conseille de s’exercer le poignet et de l’assouplir en dessinant des élipses et des spirales.

Dans cette multitude de traits, je commence à percevoir les possibilités. Ce que j’ai en mémoire et ce que j’observe vont se mélanger. Alors, je regarde ce qui apparaît et je fais des choix. La magie, c’est de griffonner, de sembler faire n’importe quoi et de voir se construire un univers sensible, fragile qui par une tâche de trop pourrait se transformer, encore.

J’ai réellement découvert ce plaisir lorsque j’ai vécu en face de la Charente, à Port d’Envaux. Mes fenêtres donnaient sur l’eau et j’assistais chaque jour au levé du soleil. Cette année a transformé ma perception du paysage. Et la sinuosité est devenue évidente.

J’ai illustrée chaque carte du restaurant l’Auberge de la Charente ce qui m’a fait beaucoup travailler. Il y a eu plusieurs séries. Et lorsque j’ai repris mes pinceaux pour conquérir une nouvelle toile, j’ai eu envie d’essayer le format rond. C’est par la perspective des champs et du fleuve que j’ai peins sur des ronds.

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