Point, ligne, entre force et subtilité, micro mine ou large pinceau, le trait dit tout

Le trait est le premier langage écrit

Ce n’est qu’un jeu d’accumulation qu’on expérimente enfant. Maladroitement au départ puisqu’il est lié au langage parlé et à la dextérité manuelle.

Une réelle conquête se met en place, qui ne nous quitte jamais car il n’y a aucune limite. Le trait c’est de la géométrie, de l’écriture, l’équilibre, la force ou la vulnérabilité, et surtout, il devient dessin pour dire et nommer, soit, l’autre, l’environnement.

L'univers féminin
Etre une femme, assise sur ces convictions, ses devoirs et ses désirs.
Stylo bille noir.

Le trait c’est surtout le plaisir. Il glisse sur la feuille bristol, pour moi, et m’emmène au plus profond oubliant le corps. Je suis une main qui raconte l’intérieur.

Un petit monde naît sous la mine. Des volumes et des perspectives, je modèle une troisième dimensions défiant la platitude de la feuille.

Stylo bille, encre, feutre, le plus souvent noir mon outil m’accompagne partout

C’est si simple un trait, si primitif et pourtant, au bout d’une vie, je n’aurai pas le temps d’en explorer tous les chemins. J’aime accumuler pour faire naître un sujet ou dire l’essentiel, suggérer, en un trait. Quelque soit son rapport à la feuille blanche, il se doit d’émouvoir et non pas de décrire.

J’aime le son du trait, l’odeur de l’encre, les doigts tachés et l’état de surprise, quand lorsqu’on s’arrête, on découvre son dessin. Le mouvement et la musicalité, je l’expérimente sans corps et dans le silence.

L’esprit est ailleurs, il ne sert à rien de contrôler. Au contraire, la pratique quotidienne exerce la souplesse et l’autonomie du membre. Ce qui permet de comprendre que le cerveau fonctionne à plusieurs niveau et qu’il faut lui faire confiance. On peut être éveillé, concentré, en apprentissage, ou hypnotisé, nous avons la capacité d’être multiple c’est à dire d’exécuter plusieurs tâches différentes en même temps. Et à l’inverse, méfiez vous de votre cerveau, l’état conscient est volontaire, et souvent nous ne mesurons nos changements.

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